À ne pas vouloir changer, on obtient invariablement les mêmes résultats

Lorsque l’on est sous l’influence d’un conflit, ou s’il existe une torsion entre ce que l’on est, et ce que l’on aspire profondément à être, trouver la solution du conflit n’est pas suffisant. Encore faut-il choisir de changer. Encore faut-il choisir d’entrer en action.
C’est la moindre des choses que l’on puisse faire, et cela n’appartient qu’à nous !
Tout au long de notre vie, de la naissance à l’âge adulte, nous ne cessons de nous construire. Nos façons d’être et de faire sont influencées par nos expériences (agréables ou douloureuses), nos croyances (collectives et personnelles), et bien évidemment par nos émotions (principalement nos peurs).
Malheureusement, si cette construction génère une constante souffrance de notre état intérieur, et si elle entre constamment en conflit avec nos valeurs profondes, nous n’avons d’autre choix que de modifier nos comportements, non seulement pour guérir, mais surtout pour survivre. Eh oui, avant de s’engager sur un chemin de guérison, encore faut-il avancer sur le chemin de vie qui nous correspond vraiment !
Le changement à opérer, pour crucial qu’il est, nous apparait pourtant trop souvent dangereux, car il nous fait sortir de la zone de confort dans laquelle nous avons l’impression d’être installés.
Pour ne rien arranger, le mouvement et le changement doivent s’inscrire avant tout dans le présent.
Ceci n’a rien de bien novateur. Déjà, dans les enseignements de Socrate figurait ce précepte : « Le secret du changement consiste à ne pas consacrer toute ton énergie pour lutter contre le passé, mais pour construire le futur ».
J’ai vécu l’illustration parfaite de la nécessité de changer « ici et maintenant » :
Je venais de traverser toutes les phases psychologiques classiques d’une personne atteinte d’une grave maladie. Quatre années venaient de passer, et j’étais particulièrement fier du travail que j’avais accompli. J’avais enfin compris la nature des conflits qui m’étreignaient. J’avais décortiqué très exactement le « pourquoi du comment ».
Cependant, alors que j’avais réussi à relier les différentes phases de progression des symptômes de la maladie à l’évolution de mes comportements et de mon mode de vie, mon état de santé empira d’une manière radicale. J’étais désormais totalement paralysé, et également incapable de lire et d’écrire.
Mais pourquoi mon cerveau affolait-il ainsi mon système immunitaire, précisément au moment où je pensais avoir tout compris ?
En fait, je venais simplement de me conforter à propos de quelque chose que je savais déjà et pour laquelle je n’avais toujours pas décidé d’embrayer le moindre changement. J’avais le sentiment d’avoir compris, et la mécanique cartésienne que j’étais s’en satisfaisait. Or, il était grand temps, si je voulais avoir une chance de sauver ma peau, de modifier profondément les fondements sur lesquels j’avais construit ma vie.
J’aime beaucoup cette citation dont je ne me rappelle plus l’auteur : « Aussi doué soit-il, même s’il préfèrerait manger des tomates, un jardiner qui plante des carottes récoltera des carottes ».
Pour aller plus loin et découvrir la 4è des 7 notions à intégrer, cliquez ici : « Changer ici et maintenant. S’aligner sur ses valeurs »