Pourquoi le changement est-il le moteur de la Vie ?

Dans nos sociétés occidentales, le changement est souvent perçu comme une menace.
Que ce soit dans la sphère publique ou privée, on encourage la stabilité, voire l’immobilisme, et on redoute le changement.
Pas convaincu ? Voici quelques exemples :
– Une entreprise aura plus de mal à trouver des financements si ses comptes sociaux varient trop d’une année à l’autre.
– Il est bien connu qu’il vaut mieux être fonctionnaire ou en CDI qu’intérimaire, freelance ou en CDD pour obtenir un prêt bancaire à un taux attractif.
– Un CV trop riche en expériences diverses sera bien souvent écarté par les recruteurs qui étiquetteront le candidat comme « instable ».
– Quant à l’Education Nationale, elle encourage très tôt les élèves à choisir une voie professionnelle et, quand elle ne les pénalise pas, elle n’aide pour le moins pas ceux qui souhaitent changer d’orientation en cours de route.
Pas étonnant que, biberonnés dès notre naissance à la poursuite de la linéarité, nous craignions tant le changement.
Et pourtant, de la naissance à la mort, nous changeons. Nous accumulons des expériences, bonnes ou mauvaises, qui créent ou renforcent nos croyances, modifient nos besoins et nos comportements.
Voici un extrait du livre « Les chemins de la joie » de la psychothérapeute Isabelle Filliozat, qui résume à quel point nous faisons fausse route :
« Le mouvement est ce qui définit la vie ! La rigidité est… cadavérique. Et encore, pas pour longtemps, tant la vie et les bactéries reprennent rapidement leurs droits. Tant que nous sommes vivants, nos cellules ne cessent pas de fonctionner, les enzymes font leur travail, les molécules s’agencent et transmettent leurs informations. La vie, ça bouge. Zoomons encore : au niveau atomique, c’est encore l’agitation. L’atome, onde ou particule ? Les particules apparaissent, disparaissent. La vie est vibration ».
Carol Dweck, professeur de psychologie sociale à l’Université de Stanford, a montré dans une de ses nombreuses études comment un état d’esprit dynamique nous conduit à maximiser notre potentiel, tandis qu’un état d’esprit rigide nous freine.
À l’université de Hong Kong, l’enseignement, les livres et les examens sont tous en anglais, il faut donc bien maîtriser cette langue pour réussir. Mais beaucoup d’étudiants ne parlent pas l’anglais couramment quand ils commencent les cours. À ces étudiants, son équipe de chercheurs a posé la question : « Si l’université proposait un cours à ceux qui ont besoin d’améliorer leur anglais, le suivriez-vous ? »
Ils ont ensuite évalué l’état d’esprit de chacun : pensaient-ils que leur intelligence était figée et ne pouvait être modifiée ? Ou estimaient-ils que celle-ci pouvait évoluer ?
Il s’avère que les étudiants à l’état d’esprit dynamique furent ceux qui répondirent par un « oui catégorique » à la possibilité de s’inscrire au cours d’anglais, tandis que ceux à la vision rigide choisirent dans l’ensemble de ne pas y participer. Ceux qui croyaient simplement en leur propre pouvoir de changer adoptèrent une stratégie qui optimisait leurs performances universitaires. Les autres, face à la même occasion, la laissèrent filer.
La maladie bouleverse inévitablement votre vie et celle de vos proches.
Ne craignez pas les changements qu’elle vous force à affronter : c’est une occasion unique d’aller de l’avant et d’être enfin en accord avec vous-même.
Pour aller plus loin et découvrir la 4è des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie, cliquez ici : « Changer ici et maintenant. S’aligner sur ses valeurs »
(Et pour en savoir plus sur les vertus du changement, n’hésitez pas à dévorer l’excellent livre « Comment devenir un optimiste contagieux » de Shawn ACHOR et Odile VAN DE MOORTEL).