Les bienfaits du sport sur les maladies neurologiques, chroniques, ou dégénératives

Journée mondiale de la sclérose en plaque : Les études scientifiques prouvant les bienfaits du sport et de l’ activité physique sur le corps et l’esprit sont unanimes : en provoquant la libération de certaines hormones, comme les endorphines, elle contribue à diminuer les douleurs, accroît le bien-être physique et émotionnel, diminue considérablement l’apparition de nombreuses maladies (cardio-vasculaires, diabètes, certains cancers…) et prolonge l’espérance de vie.
Autres avantages, et non des moindres : les risques de rechute des maladies chroniques ou dégénératives s’en trouvent significativement réduits. La progression de ces mêmes maladies est ralentie. Et les bienfaits se vérifient, que la maladie en soit à ses débuts, ou alors que les séquelles sont déjà présentes.
Notez bien que l’on parle ici d’ activité physique régulière et modérée, et non de sessions de sport intenses ou trop légères réalisées ponctuellement qui ne donnent pas de résultats probants.
Pour vous inciter à la régularité, retenez que la libération d’endorphines se fait de plus en plus rapidement au fur et à mesure de la pratique. En effet, si au début, il faut attendre en moyenne 20 minutes pour commencer à ressentir du bien-être, ce seuil s’abaisse à 5 minutes à partir d’un certain nombre de séances. Plutôt stimulant, non ?
Mais, me direz-vous, comment se motiver quand on ne possède pas la fibre sportive, quand les traitements nous affaiblissent, quand la douleur ne nous donne pas d’autre envie que celle de rester immobile pour qu’elle reste supportable, ou quand un handicap physique nous semble un obstacle insurmontable ?
Tout d’abord, acceptez l’idée que le sport et l’ activité physique ne sont pas une option facultative quand on veut améliorer son état de santé au-delà des statistiques, voire guérir totalement d’une maladie, quelle qu’elle soit.
Si vous vous dites que ça n’est définitivement pas fait pour vous (quel qu’en soit le motif), reportez-vous à la toute 1ère notion à intégrer : “C’est toi qui guéris !”
Voici mes astuces pour dépasser les freins psychologiques à une pratique régulière :
1/ Réservez des rendez-vous réguliers avec vous-même. Refusez tout report ou suppression de ces rendez-vous que vous devez considérer comme prioritaires et les plus importants de votre agenda.
Quand ? À chacun son rythme : 3 fois une heure par semaine, ou 20 minutes tous les jours, à vous de trouver la formule qui vous correspond et qui sera tenable dans le temps.
2/ Choisissez l’ activité que vous préférez, et non pas celle que vous pensez être la plus efficace : marche en pleine nature, vélo, natation, yoga, Pilates, Tai Chi, cours de fitness, musculation, foot, tennis, golf, jardinage, … Faîtes-vous plaisir, et bien entendu, parlez-en au préalable avec votre médecin pour éviter les contre-indications.
3/ L’ activité physique permet avant tout de prendre soin de son corps, qu’on a tendance à oublier dans ces cas-là.
Pensez-donc aux automassages, en complément des séances de kinésithérapie. Chaque fois que vous massez une partie de votre corps, vous stimulez les connexions entre les capteurs (la peau) et le récepteur (le cerveau). Ce sont souvent ces connexions qui sont défaillantes en cas de maladies neurologiques.
Faites également des étirements : quand on souffre, quand on ne bouge plus, les muscles se raidissent, la circulation sanguine se fait moins bien. Les étirements modérés permettent à l’oxygène d’être mieux transporté vers les organes qui en ont besoin, et facilite la guérison.
Et n’oubliez pas : fréquence et régularité !
4/ Vous ne pouvez pas (ou peu) bouger parce que vous souffrez d’un handicap ?
Voici un autre moyen de pratiquer de l’ activité physique : la visualiser.
Les résultats de nombreuses expériences en neurosciences ont prouvé que ce sont les mêmes aires cérébrales qui s’activent lorsqu’on lève le bras droit au-dessus de sa tête, et lorsqu’on se visualise précisément en train de le faire. Le cœur s’accélère pour transporter plus d’oxygène vers les muscles, les synapses sont sollicitées pour répondre à l’activité physique réalisée ou imaginée.
Alors, bonnes séances à tous, et surtout, n’hésitez pas à partager en commentaire vos progrès et les bienfaits de l’ activité physique sur votre santé !
Regarder la chronique diffusée sur France 2, le 30 mai 2018, à l’occasion de la journée mondiale de la Sclérose en plaques : “Les bienfaits du sport pour les personnes atteintes de la sclérose en plaque”
Et pour aller plus loin et découvrir la 1ère des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie, cliquez ici : « C’est toi qui guéris »