Le secret des pays où l’on vit centenaire

Quel est le point commun entre le centre de la Sardaigne, Icarie en Grèce, Okinawa au Japon, la république d’Abkhazie dans le Caucase, et Vilacamba au Pérou ? Eh bien, ce sont des « zones bleues ». Des régions du monde où l’on compte le plus de centenaires. Et non seulement la longévité des habitants est impressionnante mais, fait étrange, les hommes y vivent aussi vieux que les femmes…
Vous pensez bien que les plus grandes institutions scientifiques, les plus fameux anthropologues, et les chasseurs de thèses à sensation se sont penchés sur le sujet.
Pour mémoire, il serait déjà établi que les femmes vivent généralement plus longtemps que les hommes parce qu’elles ont des contacts beaucoup plus fréquents avec les membres de leurs familles, leurs amies ou leur voisinage. Alors que les hommes, s’identifiant toute leur vie active durant à la position sociale conférée par leur profession, verraient s’écrouler leur univers au moment du passage à la retraite. En gros, changeant brutalement de paradigme et ne se sentant plus utiles, ils se replieraient sur eux-mêmes jusqu’à ne plus trouver (consciemment ou non) goût à la vie.
Mais alors, que se passe-t-il dans les « zones bleues » ? La réponse est limpide : les hommes y ont des relations humaines et sociales tout aussi riches que les femmes. Et même lorsqu’ils vivent seuls, et sans famille, ils ne sont jamais isolés. Selon les habitudes locales, collant à des valeurs morales ou sociales, ou selon des coutumes ancestrales, que ce soit autour d’un café, d’une tasse de thé ou d’un verre de vin local, qu’il s’agisse de jouer aux dominos ou aux cartes, ils passent presque toute la journée en compagnie. Et ce, dès leur plus jeune âge. Ils chantent, ils plaisantent, parfois ils se disputent, mais ils savent qu’ils pourront toujours compter sur quelqu’un en cas de coup dur.
Ni l’alcoolisme, ni le tabac, ni l’absence d’activité physique, ne semblent avoir autant de poids sur leur longévité et leur santé qu’un manque de relations avec autrui …
Le secret de la longévité serait donc d’avoir un cercle élargi de relations sociales, ou d’appartenir à un microcosme intime soudé est bénéfique. Mais attention, c’est la qualité qui prime, non la quantité ! Au contraire, et tout simplement résumé, l’isolement tue.
On pourrait dire que la chose est une affaire de bon sens.
Entourés, nous avons tout simplement plus tendance à faire bonne figure, à prêter attention à nous, à manger de bon appétit tout en surveillant notre alimentation, et même, à entretenir notre physique. De plus, et ce n’est pas le moins important, avoir dans sa vie une ou plusieurs personnes à ses côtés, sur qui l’on sait pouvoir compter, est une source de sérénité absolue : en quelque sorte, un anti-stress performant…
Mais ce n’est pas tout !
Les neuroscientifiques ont aussi démontré que : être bien accompagnés, c’est bon pour notre cœur, nos hormones et nos cellules ; prendre quelqu’un dans ses bras réduit le stress et la douleur ; mieux encore, cela favorise la guérison de nos maux ; et enfin, chose extraordinaire, les contacts sociaux ont un effet direct sur nos gènes, en particulier ceux qui régulent notre système immunitaire…
En résumé, bon sens et études scientifiques nous démontrent qu’il y a bien un lien direct de cause à effet entre l’isolement et la santé.
Mais, me direz-vous, l’inverse est aussi vrai ! La maladie peut être un facteur puissant favorisant l’isolement.
Alors la semaine prochaine, nous verrons comment se faire des amis, quand on est pauvre, moche, et malade !
Pour aller plus loin et découvrir la 7è des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie : “Cliquez ici”