Former deux types de projets : les médicaux, et les autres

Quand on décide de se lancer sur un chemin de guérison, il est fondamental de former deux types de projets : les médicaux, et les autres.
En clair, ne former que des projets liés à sa guérison n’est pas très enthousiasmant. Cela ressemble plutôt à un engagement contraint, voire minimum. Sans compter que ce type de projet risque de lasser, et en tout cas n’offre aucune voie de sortie en cas de découragement lorsque, précisément, les améliorations de santé ne sont pas linéaires. Et c’est souvent le cas en matière de maladie neurologique dégénérative, où nous rencontrons des phases dites de palier, quand ce ne sont pas carrément des phases de régression – Au passage, voilà pourquoi les outils d’évaluation sont si importants : ils aident le patient à mesurer l’étendue de sa progression, y compris durant ces phases délicates à gérer pendant lesquelles on a trop tendance à oublier d’où l’on vient – .
La clé est donc de conserver ou de se créer des objectifs en rapport avec tout ce qui peut être source de plaisir et de joie.
Vous ne voyez pas ce que j’évoque ? Eh bien, ce sont des choses à propos desquelles, lorsque le diagnostic est tombé, on s’est immédiatement dit : « Je ne vais plus pouvoir … ». Pour certains ce sont des idées de voyage, pour d’autres des activités sportives, pour d’autres encore ce sont des actions d’entraides sociales, humanitaires, écologiques, des activités de loisirs bridées par le manque de temps, … Chacun possède enfouies au sein de son jardin secret des idées qu’il n’a pas pu réaliser ; des idées pour lesquelles il a prononcé un jour la phrase : « quand je serai grand, je … » , « quand j’en aurai le temps, je … », « plus tard, c’est sûr, je … ».
Irrémédiablement, on a tous tendance dans un premier temps à balayer ces projets. Ils ont pourtant la particularité d’avoir le pouvoir de nous donner le gout de vivre. Et n’avez-vous pas remarquer combien ces projets rendent le pas léger et permettent de respirer à pleins poumons ? N’avez-vous pas remarqué combien ces projets nous portent et nous élèvent ?
J’entends déjà certains soupirer en pensant à cette citation : « un objectif jugé inatteignable décourage. Un objectif peu ambitieux ne mobilise pas ».
Certes ! Mais de la même façon qu’il existe des techniques et des outils permettant de mettre un pied devant l’autre, lorsque l’on doit réapprendre à se tenir debout et à marcher, et pourquoi pas à courir de nouveau, nous pouvons très bien bâtir des successions de petits objectifs, à réaliser seul ou en groupe, et amenant à la réalisation d’un projet qui nous tient à cœur.
Dans ce domaine, à chacun son imagination et ses envies, à chacun ses possibilités. Il n’est pas absolument nécessaire d’imaginer un grand défi à relever. Il s’agit simplement, et c’est énorme, de retrouver le gout de se faire plaisir et de vibrer dans une dynamique positive. Outre le fait que notre cerveau secrètera toutes sortes de substances énergisantes et réparatrices, cela nous permettra de nous tourner résolument vers l’avenir avec le désir de transformer notre réalité du moment.
Pour aller plus loin et découvrir la 5è des 7 notions à intégrer, cliquez ici “Faire des projets et se fixer des objectifs”