Quand faire face est la seule option

Il peut être difficile de faire face, lorsque l’on a appris depuis son plus jeune âge à faire des concessions, et que l’on a fini par se convaincre que la vie n’est qu’une suite infinie de compromis. Peu à peu, on s’est installé dans une sorte de consensus mou qui forme la colonne vertébrale de notre zone de confort.
Si parfois on fait mine de se révolter, c’est pour rentrer rapidement dans le rang. Pourquoi ? Le plus souvent, cette zone de confort nous permet de ne pas avoir à nous confronter directement à nos peurs. Elle nous permet de rester bien gentiment au cœur de ce qui nous semble être des codes protecteurs et indispensables. Ces codes qui permettent de vivre des relations sociales apaisées.
Alors, on évite de prendre position. En tout cas, on évite de dire une vérité qui ne serait pas celle de la majorité. On calque nos comportements selon les attentes de son entourage et de la multitude dite « bien-pensante ». Et c’est ainsi que l’on traverse les événements de la vie.
Curieusement, on ne se sent pas particulièrement grand, mais on n’a pas non plus la sensation d’être petit. On est convaincu d’être dans la norme.
Mais un jour, la vie nous met dans une situation où nous n’avons plus le choix. Pour certains il s’agira d’un licenciement, pour d’autres une séparation voire même un décès, pour d’autres encore, une maladie. Mais pour tous, cette situation désarçonnera et représentera un choc émotionnel sans précédent.
Impossible de s’y soustraire. Impossible de nous fondre dans des lieux communs. Il va falloir affronter nos peurs, puiser dans nos valeurs les plus profondes, et notre vérité. Pour espérer y échapper, nous sommes placés dans l’obligation de respecter ce qui constitue l’essence même de notre personnalité et de nos aspirations, sans quoi, tel l’oisillon jeté hors de son nid, nous nous écraserons.
Oh, bien évidemment, dans les premiers temps nous tenterons d’esquiver par tous les moyens, de déléguer à d’autres le soin de nous sortir de cette situation périlleuse, ou même de laisser aller les choses pour ne pas dire les laisser pourrir. Mais dans ce genre de situation, lorsqu’il n’existe pas d’échappatoire possible, rester passif reviendrait à courir à l’échec, voire même à mourir.
Mais alors, quelle est l’issue ? La vie, en nous plaçant dans ce type de situation nous incite « tout simplement » à puiser au fin fond de nos réserves, et à entreprendre ce qui semble impossible, tant aux autres qu’à nous-mêmes.
Pour avoir connu ce genre de situation, je peux l’avouer sans détours : c’est terriblement difficile. Cependant, au fil du temps, petites victoires après petites victoires, cela peut aussi devenir incroyablement enivrant. Le cerveau a de réelles capacités à se mobiliser et à secréter des doses insoupçonnables d’endorphine et d’adrénaline.
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