Courage et ténacité ne suffisent pas

J’ai souvent entendu dire qu’il fallait beaucoup de courage, de constance et de ténacité, pour espérer guérir d’une grave maladie. Combien de fois ai-je entendu l’injonction, «il faut se battre. Courage ! »
J’ai surpris tous ceux qui me l’ont dit en leur rétorquant, que pour moi, il ne s’agissait que du minimum syndical. Avoir de la volonté, montrer du courage face à l’adversité, ne pas baisser les bras, c’est bien le moins que quelqu’un de gravement malade puisse faire, si toutefois il est conscient. Il faut néanmoins bien comprendre que cela ne suffit pas. Ce serait bien trop simple, et bien des personnes se relèveraient des pires difficultés.
En effet, il faut être prêt à mobiliser bien plus de ressources. En fait, ce sont toutes les ressources que l’on possède qui doivent être mobilisées.
Ceci m’a encore été confirmé dernièrement, lorsque j’ai découvert les travaux de Christopher Peterson et de Martin E.P. Seligman. Ces deux psychologues ont étudié, répertorié, et largement documenté ces ressources qu’ils appellent également « les forces en action ». Ce sont les capacités de se comporter, de penser ou de ressentir qui favorisent un fonctionnement et des performances optimales. Elles aident à mener une vie heureuse et florissante.
Pas de panique ! Ces capacités ne doivent pas être forcément innées. Elles peuvent s’acquérir, se développer et se cultiver. Quelle bonne nouvelle ! Cela ferait même partie de la biogénétique et/ou de l’épigénétique (cf. article : « L’épigénétique et les 4 piliers qui influencent notre destin génétique »).
Nos deux psychologues les classent en six catégories. Sans grande surprise, on y trouve le courage. Mais il y a aussi, la Sagesse, l’Humanité, la Justice, la Modération, et la Transcendance.
Sans pour cela concourir pour le championnat du monde de « l’être parfait » … nous devons mobiliser toute notre énergie dans le but d’accéder, sinon à une guérison complète, tout au moins à un mieux être. Et il y aurait tout intérêt à cultiver plus particulièrement certaines d’entre elles.
Jusqu’à présent, lorsque l’on me demandait ce que j’avais fait après avoir appris de quelle maladie j’étais atteint, et ce que j’avais changé dans ma vie pour favoriser mon rétablissement, immanquablement j’égrainais une liste apprise et répétée mécaniquement à maintes reprises.
Cependant, en lisant les travaux de ces deux psychologues, je me suis aperçu que je gardais pour moi, par pudeur ou peut-être parce que je n’y avais pas vraiment réfléchi, ce en quoi j’avais réellement et profondément changé.
Je me suis donc sérieusement posé la question pour constater que, en tout premier lieu, j’ai abandonné mes fausses croyances. Ces fameuses croyances négatives et limitantes. Celles qui coupent les ailes et empêchent d’être en phase avec ses valeurs profondes. Pour moi, les répercussions ont touché tant de domaines, qu’est né un nouvel équilibre de vie. Et cette nouvelle prise de conscience m’a permis de franchir un nouveau cap. Je me suis rendu compte qu’à chaque fois que je m’écartais de cet équilibre, immanquablement, ma santé physique, nerveuse et mentale en pâtissait.
Et vous, que croyez-vous devoir changer dans votre comportement pour franchir ce nouveau cap ?
Et pour aller plus loin et découvrir la 1ère des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie, cliquez ici : « C’est toi qui guéris »