Comprendre ce qu’est une “Conviction absolue”

Dans la conclusion des ” 7 notions à intégrer selon moi pour toute personne ayant la volonté de guérir, ou tout au moins de voir régresser la maladie”, j’évoque le principe de la “Conviction absolue”.
Certaines personnes ne comprennent pas ce qu’est une conviction absolue. La meilleure façon selon moi de l’expliquer, sans se perdre dans une folle argumentation, est encore de choisir deux exemples concrets :
Lorsque Christophe Colomb s’est embarqué sur l’océan en mettant résolument cap à l’Ouest, il avait la conviction absolue qu’une terre existait au-delà de l’immensité des flots qu’il avait sous les yeux.
Certains de ses marins avaient confiance en leur capitaine, d’autres l’ont suivi en étant animés par l’appât du gain. La reine d’Espagne avait peut-être un faible pour cet aventurier, le roi avait surtout l’espoir d’augmenter sa puissance et sa fortune.
Mais Christophe Colomb, qui n’était certainement pas dénué d’envie de gloire et de richesse, avait avant tout cette conviction absolue qu’il découvrirait un nouveau continent.
Comme second exemple, je ne résiste pas à citer cet extrait de l’Évangile selon Saint Marc (Chapitre 5, versets 25-34). C’est un petit bijou pédagogique :
« Une grande foule le pressait et le suivait.
Or il y avait là une femme affligée d’une perte de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert de l’intervention de nombreux médecins ; elle avait dépensé tout son avoir sans trouver aucun soulagement et, au contraire, elle allait de mal en pis. Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la cohue et, par derrière, saisit son manteau. Elle se disait, en effet : « Si je parviens à saisir, ne fût-ce que ses vêtements, je suis sauvée ». À l’instant la source de sang fut tarie, et elle eut la sensation d’être guérie de son infirmité. Et aussitôt Jésus, conscient de la force miraculeuse émanée de lui, se retourna dans la foule : « Qui m’a pris par mon vêtement ? dit-il. Et ses disciples : « Vois, la foule se presse et tu demandes : Qui m’a touché ? »Et il regardait autour de lui pour voir qui avait fait cela. Or la femme, effarée et tremblante, se rendant compte de ce qui lui était arrivé, vint alors se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais lui : « Ma fille, dit-il, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal ».
Une conviction absolue se distingue du principe de la conviction intime, chère à la justice, en ce sens qu’elle n’est pas issue d’un raisonnement, ni d’une recherche de preuves : « Ceux qui croient n’ont pas besoin de preuve, et ceux qui ne croient pas n’en cherchent pas ».
Claude Sabbah, lorsqu’il enseignait la “Biologie Totale des Êtres Vivants” argumentait le principe de la “certitude absolue de guérison” par les mathématiques. Pour lui, avoir le moindre doute était rédhibitoire. Ainsi, si l’on n’est pas certain à 100%, si une partie infime de nous doute, en ne pensant par exemple qu’à 0,99 % (c’est pourtant énorme) que l’on va guérir, le cerveau enregistrerait avant tout le chiffre avant la virgule, c’est-à-dire le 0 : le doute absolu.
Je ne suis pas certain que le 100% soit possible, ne serait-ce que parce que s’il est possible, difficile mais possible, de maîtriser la partie consciente de notre cerveau, maitriser à 100% les autres niveaux de conscience l’est beaucoup moins.
Voilà pourquoi j’ai plutôt tendance sur cette question à me rapprocher de la conception de Jean-Jacques Crèvecoeur pour qui, la conviction absolue aurait comme équivalence la combinaison de plusieurs facteurs : “l’acceptation, la confiance, la fluidité et la paix”. Si cette notion vous interpelle et que vous souhaitiez l’approfondir, je ne saurais que vous recommander ardemment de cliquer sur ce lien pour en savoir plus.
Pour découvrir la 2è notion à intégrer, cliquez ici : « Avoir confiance »