Le changement : des peurs et des douleurs, mais qu’est-ce que c’est bon !

N’avez-vous pas remarqué que lorsque nous imaginons un changement, les premières idées qui nous viennent à l’esprit sont des idées noires ? Des idées qui représentent évidemment autant de freins dans la mise en œuvre d’actions nouvelles.
Chez la plupart d’entre nous, imaginer le changement provoque avant tout une montée irrésistible de nombreux facteurs de peur.
En tout premier lieu, nous avons peur de perdre ; perdre nos repères, perdre notre identité, perdre nos avantages… Nous avons aussi peur de la nouveauté parce qu’elle nous force à sortir de nos zones de confort. C’est bien connu, la nouveauté génère au plus profond de nous-mêmes de l’insécurité. Et puis d’autres peurs viscérales peuvent se manifester : la peur de l’inconnu, la peur de mal faire, la peur de ne pas y arriver, la peur de déplaire en ne se conformant pas à l’image habituelle que l’on renvoie…
Tétanisés par ces peurs, il arrive de décider consciemment, ou non, de ne rien changer : surtout, ne rien toucher à l’équilibre, aussi instable soit-il, qui a été construit !
Cependant, poussés par la force des choses ou par la volonté de se sortir d’une impasse, nous sommes aussi nombreux à nous jeter tête baissée dans l’aventure du changement. Malheureusement, le plus souvent, lorsque l’on met en œuvre un changement, et surtout s’il s’agit d’un changement comportemental, ce sont plutôt des choses désagréables que nous ressentons. Et dans ce cas, il est difficile de ne pas croire que l’on s’est trompé. Difficile en effet de ne pas penser avoir fait les mauvais choix. Que ce soit sur la forme ou sur le fond, sur le comment ou sur la direction, les résultats négatifs obtenus sont la preuve de notre erreur. Résultat des courses, nous préférons revenir au point de départ.
Il s’agit pourtant de la plus mauvaise décision que l’on puisse prendre. Deux arguments pour s’en convaincre :
Le premier, et peut-être celui que nous envisageons le moins, est qu’avant de trouver un nouvel équilibre, il est naturel de passer par des phases de déstabilisations et d’inconfort. Non seulement elles sont incontournables et normales, mais c’est plutôt bon signe : le corps, l’esprit et le mental ont besoin d’un temps d’adaptation et de réadaptation pour absorber les mouvements que vous leur demandez d’encaisser ;
Le deuxième fait appel à notre bon sens. Rappelons-nous l’adage : « Quand on plante des carottes, on récolte des carottes !». En d’autres termes, ce n’est pas en ne changeant rien que notre situation va s’améliorer. Certes, 100% des gagnants au Loto ont joué, mais l’inverse n’est pas vrai. Alors, plutôt que de remettre en question le changement par lui-même, il est nécessaire de s’interroger sur les actions que l’on vient d’entreprendre, et sur la direction choisie. « Ai-je choisi les bonnes options ? ». Y ai-je consacré les bons moyens ? » « Suis-je bien parti dans la bonne direction ? »
Et puis, ne sommes-nous pas les premiers, lorsque nous donnons un conseil à un ami, à lui rappeler qu’il ne faut pas se décourager trop vite, et qu’il est toujours nécessaire de persévérer ? Après tout, ne dit-on pas que Paris ne s’est pas fait en un jour ?
Pour aller plus loin et découvrir la 4è des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie, cliquez ici : « Changer ici et maintenant. S’aligner sur ses valeurs »