C’est toi qui guéris !

Trop de personnes ne sont pas conscientes de la force de ces 5 mots : “C’est toi qui guéris !”.
Elles sont malheureusement convaincues que leur salut ne peut venir que de la découverte d’une nouvelle molécule, d’un nouveau protocole thérapeutique, d’une intervention chirurgicale expérimentale, ou encore de l’immense espoir qu’un jour les greffes de cellules souches seraient la réponse à toutes les maladies auto-immunes.
Forts de cette aspiration, certains attendent passifs au point de ne plus se rendre à leurs séances de rééducation, tandis que d’autres parcourent le monde, prêts à se lancer dans des aventures à hauts risques. Parfois, leur seule limite est le manque de ressources financières.
J’ai même un compagnon d’infortune (totalement paralysé) qui, le jour de mon départ du centre de rééducation, m’a demandé de tester pour lui l’absorption journalière de pilules de Viagra, au prétexte qu’il avait entendu quelque part qu’il s’agissait d’un médicament efficace pour les gens atteints de sclérose en plaque. Et selon lui, je n’avais aucun souci à me faire, car il disposait d’une filière sûre pour m’approvisionner en quantité !
Pour m’être frotté à la recherche désespérée de nouveaux traitements et de nouvelles médecines, je peux témoigner aujourd’hui que la frontière entre un comportement extrême et la recherche d’un mix personnalisé est diablement mince.
Par ailleurs, il est aussi difficile de se débarrasser des modèles ancrés au plus profond de notre cerveau, quand ils s’appuient sur l’exemple de nos aînés ou d’êtres chers, ou encore sur des dogmes communément admis tels l’imminence des progrès de la science ou d’autres valeurs dominantes de la société. Les remettre en cause représente souvent une souffrance supplémentaire à celles que la maladie nous inflige. Mais cette souffrance est d’autant plus forte lorsqu’elle implique des idées dérangeantes.
Par exemple, l’idée que nous puissions être pour quelque chose dans l’origine de la maladie, surtout lorsqu’elle est neurologique, est bien moins confortable que d’entendre que la cause est génétique. Ce dernier mot est si magique qu’il nous dédouane de toute responsabilité. Malheureusement, seules 15% des maladies neurologiques sont génétiques …
Outre la peur classique du changement, admettre que nous puissions être acteur de notre guérison en changeant notre façon de penser et de vivre, induit, de fait, que nous puissions aussi être, par notre mode et/ou par nos choix de vie, responsables de l’état de santé dans lequel nous sommes plongés.
Qu’importe ! Quoiqu’il en coûte, il faut choisir de guérir en prenant conscience que, « C’est toi qui guéris ! ». C’est ton organisme qui dois assimiler les médicaments que tu prends. C’est toi, et toi seul, qui dois réaliser les changements de vie qui s’imposent. Rien ni personne ne pourra le faire pour toi. Ils pourront t’y aider, ce qui est en soi énorme, mais ils ne le feront pas à ta place.
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