Comprendre le lâcher prise

Combien de fois avez-vous déjà lu ou entendu ce terme de “lâcher prise” ? Moi-même, j’en ai été gavé à toutes les sauces. Et pourtant, converti depuis longtemps aux bienfait de cette attitude, je me surprends encore trop souvent à ramer à contre-courant.
Défendre pied à pied mon point de vue, ne pas supporter de ne pas avoir le dernier mot, entretenir des inimitiés, laisser place à la colère, vociférer seul dans ma voiture après un chauffard ayant commis une infraction, … Bref, j’ai beau savoir que toutes ces réactions représentent de violents poisons dans ma vie, le lâcher prise n’est pas encore suffisamment ancré en moi.
Quels mécanismes se mettent en oeuvre ?
Pour ainsi tempêter, notre cerveau et l’ensemble de notre corps (organes, muscles, tendons, tissus jusqu’à la moindre de nos petites cellules) mobilisent une énergie folle. Une énergie qui nous fera grandement défaut lorsqu’il s’agira d’engager les actions qui nous apportent non seulement la santé mais aussi un mieux-être, ou si vous préférez, un confort de vie auquel, en définitive, nous aspirons tous.
Des éléments scientifiques
Au-delà de simples considérations philosophiques, voici des éléments scientifiques factuels qui viennent à l’appui de l’intérêt pour la santé de l’adoption de l’attitude du lâcher prise :
Confronté à des émotions négatives et à des stress répétés, notre cerveau se défend en sécrétant des hormones à l’origine vertueuse. C’est le cas de l’adrénaline et du cortisol (surnommé aussi l’hormone du stress). De surcroît, la vie moderne distille de multiples causes de stress, elles-mêmes génératrices de perturbateurs endocriniens : la pression grandissante des sollicitations, l’accélération des rythmes, l’exigence en tout point, … et tout ce qui constitue aujourd’hui notre mode de vie.
La mécanique est simple à comprendre. Face à une émotion non maîtrisée, à un stress ou à un danger, nous n’avons que deux solutions : fuir ou combattre. Dans les deux cas, il nous faut mobiliser des forces et de l’énergie. Voilà le rôle vertueux de l’adrénaline et du cortisol. Mais, comme nous le rappelle si bien l’adage, “Trop point n’en faut”, en trop grande quantité dans le corps, ces hormones peuvent être à l’origine de bien des maux : fonte musculaire, douleurs dorsales, augmentation de l’urée, affaiblissement du système immunitaire et des glandes corticosurrénales, hypertension artérielle, ostéoporose, … Un catalogue propre à donner, tout au moins, le vertige 😉
Une métaphore pour comprendre le lâcher prise
Alors, pourquoi adopter des comportements personnels aggravants tels que la peur, la jalousie, la rage, l’anxiété, et l’absolu nécessité d’avoir raison en tout point … ?
Comme souvent, une métaphore m’a été très utile pour amorcer la mise en pratique de ce fameux lâcher prise :
« Une petite barque amarrée au quai, même lorsqu’elle se croit abondamment garnie de pare-battages, est vite fracassée lorsque survient une forte tempête.
Elle finit immanquablement par se disloquer contre le mur en béton auquel elle ne peut échapper.
Au contraire, si elle est détachée, elle monte et descend au gré des vagues mais demeure intacte ».
Et si vous faisiez de même ?
Les maladies qui interviennent au cours d’une vie ne sont pas uniquement des fatalités. Nous pouvons être « acteurs » de notre guérison, c’est notre mission ! C’est l’esprit des 7 notions que nous diffusons à l’attention des personnes atteintes au cours de leur vie d’une grave maladie.
Pour approfondir la 5 ème de ces 7 notions à travers des explications théoriques, mais aussi grâce à des témoignages, cliquez ici : « être optimiste et positif »
Nota : Vous serez devenus des champions du lâcher-prise, lorsque vous aurez réussi à suivre le conseil du philosophe Alexandre Jollien (Petit traité de l’abandon) : “Il faut lâcher même le lâcher prise, pour rester maître de son existence sans tomber dans l’hypercontrôle et s’abandonner ainsi sans pour autant se résigner”.