La volonté, si l’on en manque, cela s’acquiert !

Combien de fois avez-vous entendu : « J’aimerais bien changer mais je n’y arrive pas. J’essaie pourtant. Mais je n’y arrive pas ». Ou encore, une phrase plus définitive encore : « j’en suis incapable. Je n’ai pas de volonté ». Dites-vous bien que, avoir ou pas de la volonté, n’est pas un trait de caractère immuable, contre lequel vous ne pouvez rien.
On en trouve l’explication dans les différentes composantes de notre cerveau. En fait, dans nos 4 cerveaux : le gauche, le droit, le médian frontal, et le cervelet. S’il fallait schématiquement décrire leur territoire respectif, voici comment en faire un rapide résumé :
– Le cerveau gauche est celui dédié à l’organisation, la planification. Il analyse, il programme, il prévoit, il réunit toutes les hypothèses, et il programme.
– Le cerveau droit est le siège de l’imagination et de la créativité.
– Le médian frontal, c’est la conscience et les connexions émotionnelles.
– Et pour terminer, au cervelet reviennent les sensations (comme par exemple : c’est une bonne ou une mauvaise idée).
Ainsi, lorsque l’on a la volonté initiale de se lancer dans une action ou un projet, chaque partie du cerveau agit en fonction du rôle qui lui est dévolu. Et comme c’est le cas pour toute équipe, ses membres peuvent jouer en collectif ou en individuel, et peuvent même se « manipuler » entre eux !
L’explication vous semble peu claire ? Laissez-moi utiliser une métaphore (ou une parabole) qui, je l’espère, vous fera également sourire : Supposons que vous ayez la volonté de perdre du poids.
Plein de bonnes résolutions, après avoir compulser toutes sortes d’exemples de menus, vous jetez votre dévolu sur un régime protéines/salades.
Le cerveau gauche va d’emblée bâtir un plan de bataille. Il va établir la séquence hebdomadaire des, petits déjeuners, déjeuners et dîners. Le droit va de son côté visualiser une plage de sable fin sur laquelle vous déambulez vêtu d’un maillot de bain seyant épousant à merveille des formes harmonieuses. Le cerveau médian frontal va se sentir subitement aérien et fier comme Artaban ou comme une sirène (c’est selon). Et puis, le cervelet va trouver que c’est une très bonne idée, tellement il en a assez de se trimballer un boulet. Le décor est planté !
Au petit déjeuner, tout se passe bien. Au déjeuner, tout le monde est fier d’arborer les bonnes résolutions prises. Mais, lorsque vous vous trouvez à table pour prendre votre dîner, les choses ne se passent pas au mieux. Le cervelet va trouver que la substance qu’il mâchouille est bizarre voire désagréable ; le médian frontal aimerait bien ajouter du ketchup ou de la mayonnaise ; le droit va trouver l’assiette franchement peu glamour ; tandis que le gauche tentera de faire la sourde oreille aux récriminations des 3 autres pour tenir la réalisation de son plan.
Seulement voilà ! Ces 3 compères ont, eux aussi, un plan.
La journée du lendemain passe tant bien que mal, mais l’ambiance va franchement s’alourdir une fois le dîner terminé. Alors que tout le monde est confortablement installé sur le canapé devant la télévision, le médian va susurrer à l’oreille du cervelet : « dis, tu sais qu’il y a des cônes glacés géants dans le congélateur ? ». Immédiatement, le cervelet demande alors au cerveau droit d’afficher une image du fameux cône. Ce dont il ne se fait pas prier deux fois, non sans ajouter un nappage de chocolat. Une négociation débute avec le cerveau gauche. Et pourquoi pas seulement du chocolat ? Le cerveau gauche s’insurge : « Oh, les gars, on ne va pas craquer dès le 2è soir !? »… Et c’est alors que le cervelet demande d’envoyer le plaisir. Le gauche n’a plus qu’à pester dans son coin, même si les autres lui jurent avec force conviction que, le lendemain, ils reprendront le plan… La suite vous la connaissez.
Comment faire pour éviter cela ? En ayant une vision très nette de ce à quoi l’on veut arriver, et en décidant d’une stratégie permettant de développer aussi du plaisir.
Tout comme l’on a été passionné de Sciences Naturelles ou d’Histoire, parce que notre professeur était tout simplement captivant, on ne réussit à faire ce à quoi on aspire, que si on le fait avec entrain et parce que cela nous procure, en pleine conscience, de la joie et du plaisir, et non du stress ; à moins que ce soit du stress positif qui aide à libérer de la sérotonine, de la dopamine et de l’endorphine.
Et puis …, et puis, on ne réussit également sans peine que lorsque l’on nourrit nos valeurs et la personne à laquelle nous aspirons devenir au plus profond de nous-mêmes. Mais ça, cela fera partie du thème d’un prochain article…
Les maladies qui interviennent au cours d’une vie ne sont pas uniquement des fatalités. Certes, des facteurs extérieurs peuvent participer à leur déclenchement. Mais nous devons admettre aussi que nous portons une grande part de responsabilité. Nous pouvons donc, ou plus exactement nous devons être “acteurs” de notre guérison, c’est notre mission ! C’est l’esprit des 7 notions que nous diffusons à l’attention des personnes atteintes au cour de leur vie d’une grave maladie.
Pour approfondir la 4è de ces notions à travers des explications théoriques, mais aussi grâce à des illustrations concrètes, cliquez ici : « Changer ici et maintenant. S’aligner sur ses valeurs ».
Merci à David Lefrançois à qui j’ai emprunté de mémoire cette petite histoire