Psychisme, cerveau, corps : même combat ! (1/2)

Les médecines ancestrales avaient compris que le psychisme, le cerveau, et le corps (les organes) étaient synchronisés, et en constante relation.
Ainsi pour elles, les chocs psychiques ne pouvaient être sans répercussion sur le mental et sur le corps. Voilà pourquoi ces médecines étaient tout particulièrement attentives à la manifestation des symptômes pathologiques, et à leur interprétation.
Une simple observation de ce qui se passe lorsque l’on éprouve de la peur illustre ceci à merveille :
Quand vous avez peur, il s’agit bien d’une émotion qui provient de votre cerveau. Ce sont pourtant des signaux corporels qui indiquent l’arrivée de cette sensation. Ne s’agit-il donc pas de signaux physiques et physiologiques ? Gorge serrée, boule au ventre, cœur qui cogne à se rompre, souffle court, mains moites, maux de tête …
L’interconnexion, corps, esprit, mental, est désormais scientifiquement avérée.
Aujourd’hui, grâce aux énormes progrès réalisés par les équipes de chercheurs, dotées de moyens techniques d’observation du cerveau particulièrement performants, on a pu observer que le ressenti subjectif profond d’une personne provoque l’activation d’une zone précise du cerveau. Celle-ci va induire la partie du corps qui sera touchée : la peau, un organe, les tissus osseux ou musculaires, …
Jusqu’ici, cette interconnexion a été peu intégrée par la médecine occidentale moderne. Est-ce parce que celle-ci a sacrifié aux exigences d’un monde gouverné par le souci d’une rapide réussite ? … Toujours est-il qu’elle s’attache à traiter les symptômes à l’aide d’une pharmacopée toujours plus fournie et puissante. Elle cherche à les faire disparaitre et (depuis peu) à calmer les douleurs, dans le souci d’une efficacité maximale et dans un délai ultra-court. Et c’est heureux, s’il s’agit d’atténuer les crises et de gagner du temps en apportant du répit à un corps en souffrance ! De quoi pourrions-nous nous plaindre ?
Cependant, pour qu’une guérison soit totale et pérenne, le répit procuré par des traitements externes ne peut être considéré comme une fin en soi. Tout au contraire, il doit permettre au corps de se mettre en ordre de bataille pour mobiliser son système immunitaire, et nous permettre également d’engager les changements comportementaux visant à rétablir notre équilibre vital.
Facile à expliquer, suffisamment clair pour l’admettre, mais des changements si difficiles à mettre en œuvre !
Et oui… Ce n’est pas exclusivement une affaire de compréhension des symptômes, et/ou de volonté à sortir d’une zone de confort. L’une des difficultés supplémentaires réside dans le fait que notre cerveau, si performant qu’il soit, n’est pas toujours un allié en la matière. Ses mécanismes ne sont pas aussi parfaits que l’on pourrait croire. S’il enregistre tout, il n’est pas rare qu’il se trompe, consciemment ou pas ! Mais ceci est une toute autre histoire qui mérite bien un développement spécifique. À très bientôt donc, pour la suite de cet article …
Pour aller plus loin et découvrir la 3è des 7 notions à intégrer, cliquez ici : « Ni un combat aveugle, ni une fatalité. Écoutez les symptômes »