Il n’y a pas de mal à s’écouter !

S’écouter n’est pas la marque des chochottes ou des égoïstes. Ne pas s’écouter, être dur au mal, n’est pas forcément une preuve d’héroïsme. Faire l’autruche et fermer les yeux n’est pas un signe de clairvoyance.
Notre corps nous parle
Lorsque vous prenez la peine d’écouter votre corps, vous vous apercevez qu’il ne cesse pas de vous parler. Pour peu qu’on ne l’écoute pas, il se met à hurler. Les petites alertes deviennent des petites douleurs, qui elles-mêmes se transforment en douleurs chroniques, pour finir au stade de maladies encore plus graves.
Il n’est donc pas important d’écouter ses petites alertes. C’est vital !
Prenons par exemple les maux de tête. C’est sans doute parce que j’en souffre, mais j’aime bien l’exemple des maux de tête.
Cela peut commencer par des raideurs du dos, des tensions à la nuque, puis surviennent des maux de tête, et enfin des migraines insupportables.
Si l’on ne prête guère attention aux premiers signaux d’inconfort, si l’on avale des antalgiques de plus en plus puissants qui soulagent de moins en moins longtemps, pour enfin se résigner à accepter des traitements pour migraineux, on n’aura pas pour autant réglé le problème de fond : un déséquilibre posturale lié à un problème articulaire, une position mal appropriée devant un écran, une literie défectueuse, … autant de causes à régler qui seront malheureusement vite gommées par l’urgence des conséquences.
Il est essentiel de bien se connaître
Sans pour autant devenir des hypocondriaques, c’est en prenant l’habitude de s’écouter et d’être attentif à toutes les sensations du corps que l’on finit par bien se connaître.
Pour cela, chacun sa technique. Certains utiliseront l’autohypnose, d’autres, la méditation en pleine conscience. Mais si ces deux techniques vous sont étrangères, le plus simple est de se poser régulièrement, (quelques secondes suffisent), et de se demander si l’on se sent reposé et détendu. Si l’on ressent une ou plusieurs tensions, douleurs, ou tout autre signal anormal, il nous appartient alors de tenter de comprendre ce qu’il se passe.
Quelle que soit la douleur, sourde, vive ou insupportable, écoutons-là avant de prendre un cachet pour tenter de la faire disparaitre chimiquement, le plus rapidement possible.
Pour reprendre notre exemple, un mal de tête peut avoir des origines toutes simples : la déshydratation, une nuit difficile, une intolérance alimentaire, une vertèbre déplacée suite à un faux mouvement, … Vous comprenez bien que si tel est le cas, un cachet d’antalgique ferait l’effet d’un cautère sur une jambe de bois.
Vous l’avez compris, de la même manière qu’elle peut être physique, l’origine de nos maux peut être d’ordre psychique et émotionnel… Et le cerveau s’exprime à l’identique en utilisant notre corps.
Grâce à des technologies de plus en plus sophistiquées (électrodes, IRM, …), c’est ce que les neuroscientifiques mettent en évidence.
Il est important de s’écouter et de rester connecté à l’activité de son corps et aux éventuelles manifestations de son mal être. C’est l’ultime mode de communication avec notre cerveau lorsqu’il se montre incapable, seul, de nous soigner.
Cependant, si s’écouter, c’est bien, encore faut-il avoir acquis les clés pour mieux comprendre ce que l’on ressent …
Pour aller plus loin et découvrir la 3è des 7 notions à intégrer, lorsque l’on est atteint d’une grave maladie : cliquez ici