Mieux comprendre le lâcher-prise

Certaines personnes ont du mal à accepter, et/ou à assimiler, les vertus du lâcher-prise. On peut les comprendre. Cette « attitude » est trop souvent bombardée en toute occasion, ou brandie comme peut l’être un étendard sur un champ de bataille… Car le champ de nos émotions a véritablement des allures de champ de bataille.
Défendre pied à pied son point de vue, entretenir des inimitiés, laisser place à la colère et même à la haine, bref, vouloir toujours être vainqueur d’une confrontation sans réelle issue, représentent de violents poisons de notre vie. Pour les mobiliser, notre cerveau et l’ensemble de notre corps (organes, muscles, tendons, tissus jusqu’à la moindre de nos cellules) mobilise une énergie folle. Une énergie qui nous fera grandement défaut pour engager les actions qui nous apportent non seulement la santé mais aussi un mieux-être, ou si vous préférez, un confort de vie auquel nous aspirons tous.
Au-delà de simples considérations philosophiques, voici des éléments scientifiques factuels qui viennent à l’appui de l’intérêt pour la santé de l’adoption de l’attitude du lâcher-prise :
Confronté à des émotions négatives et à des stress répétés, notre cerveau se défend en sécrétant des hormones à l’origine vertueuse. C’est le cas de l’adrénaline et du cortisol (surnommé aussi l’hormone du stress). De surcroît, la vie moderne distille de multiples causes de stress, elles-mêmes génératrices de perturbateurs endocriniens : la pression grandissante des sollicitations, l’accélération des rythmes, l’exigence en tout point, … et tout ce qui constitue aujourd’hui notre mode de vie.
La mécanique est simple à comprendre. Face à une émotion non maîtrisée, à un stress ou à un danger, nous n’avons que deux solutions : fuir ou combattre. Dans les deux cas, il nous faut mobiliser des forces et de l’énergie. Voilà le rôle vertueux de l’adrénaline et du cortisol. Mais, comme nous le rappelle si bien l’adage, “Trop point n’en faut”, en trop grande quantité dans le corps, ces hormones peuvent être à l’origine de bien des maux : fonte musculaire, douleurs dorsales, augmentation de l’urée, affaiblissement du système immunitaire et des glandes corticosurrénales, hypertension artérielle, ostéoporose, … Un catalogue propre à donner, tout au moins, le vertige 😉
Alors, pourquoi adopter des comportements personnels aggravants tels que la peur, la jalousie, la rage, l’anxiété, et l’absolu nécessité d’avoir raison en tout point … ?
Comme souvent, une métaphore m’a été très utile pour amorcer la mise en pratique de ce fameux lâcher-prise :
« Une petite barque amarrée au quai, même lorsqu’elle se croit abondamment garnie de pare-battages, est vite fracassée lorsque survient une forte tempête.
Elle finit immanquablement par se disloquer contre le mur en béton auquel elle ne peut échapper.
Au contraire, si elle est détachée, elle monte et descend au gré des vagues mais demeure intacte ».
Et si vous faisiez de même ?
Nota : Vous serez devenus des champions du lâcher-prise, lorsque vous aurez réussi à suivre le conseil du philosophe Alexandre Jollien (Petit traité de l’abandon) : “Il faut lâcher, même le lâcher-prise, pour rester maître de son existence sans tomber dans l’hypercontrôle et s’abandonner ainsi sans pour autant se résigner”.
Pour aller plus loin et découvrir la 6è des 7 notions, cliquez ici : « Être optimiste et positif »
Bonjour, je vous propose de visionner ce clip vidéo à propos de la notion de lâcher prise, que beaucoup confondent (hélas) avec le renoncement…
https://youtu.be/4odWgj8pueA
Amitiés.