Des câlins, des câlins, et encore des câlins !

Les technologies tueraient-elles les câlins ?
L’irrésistible attrait du monde occidental pour le “toujours plus” technologique, l’avènement de la robotique, les avancées de la science, les progrès de la médecine, la recherche de l’efficacité à tout prix, tout concourt à une approche de la maladie et des malades plus mécanique, plus chimique, et moins relationnelle.
Force est de constater que dans les sociétés dites développées, on se parle beaucoup moins. On ne se touche quasiment pas. Plus d’accolades, plus d’embrassades ; beaucoup moins de débordements d’affection. Tout ceci devient d’ailleurs suspect aux yeux d’observateurs voyeurs !
Et pourtant, on redécouvre depuis peu les vertus du toucher et l’on voit heureusement surgir des méthodes de soins différentes. S’il faut énormément être prudent, car le meilleur et le pire se côtoient dans ces nouvelles pratiques, on semble redécouvrir ce que nos ancêtres savaient déjà : l’impact du toucher associé à un échange d’émotions bienveillantes influence énormément la guérison.
Cette prise de conscience est telle, que les scientifiques ont lancé des recherches tous azimuts. Et vous savez quoi ? Ils ont découvert que le toucher bienveillant pouvait diminuer les symptômes d’asthme, les migraines, le niveau de stress, et ralentir la progression d’une maladie en augmentant le nombre des cellules immunitaires.
Les hôpitaux, qui ont intégré ce moyen thérapeutique dans leurs programmes obtiennent, sinon des taux de guérison plus élevés, tout au moins une relaxation et un soulagement plus rapide des douleurs de leurs patients.
Mais franchement, fallait-il avoir obtenu un BAC+20 pour découvrir, par exemple, qu’un peu plus de câlins permettaient une croissance plus rapide chez les bébés prématurés ?!
Parce que figurez-vous que nos chercheurs ont quantifié la durée à partir de laquelle les câlins commençaient à avoir un impact sur les malades :
Il faut que les câlins durent plus de 20 secondes pour avoir un effet thérapeutique sur le corps et l’esprit. 20 secondes, pour qu’un câlin sincère produise une production d’ocytocine, cette substance qui active le mécanisme de relaxation, et développe un sentiment de sécurité et de paix.
Et vous savez quoi ? Les câlins profitent également à celui qui en fait !
Alors, effet placebo ou pas, je crois pouvoir écrire sans risque que l’on me contredise que nous sommes tous preneurs de câlins. Oh oui, des câlins, encore des câlins !
Pour découvrir la 7è notion à intégrer, cliquez ici “Nous ne sommes pas seuls”