Une astuce pour arrêter de procrastiner

Procrastiner … Même lorsque l’on sait ce que cela veut dire, le terme est si savant, qu’il déculpabilise les champions de la catégorie ! Et pourtant, c’est un penchant naturel par trop répandu…
On a beau appliquer toutes les méthodes qui nous sont proposées dans les magazines pour se mettre en action, nous rencontrons souvent beaucoup de freins qui nous empêchent de commencer les tâches ou les projets que l’on s’est promis de réaliser. Je dirais même plus, des freins à main.
Certains font des « To do lists » (la version moins agressive de « À faire »), d’autres découpent en rondelles d’objectifs les longs projets rébarbatifs, …, mais soyons honnêtes, nombreux sont les petits malins qui s’inventent une activité sympathique et néanmoins impérieuse de dernière minute, ou finissent par se livrer à l’une de leurs occupations de prédilection … quand ce n’est pas tout simplement celle de sauter sur les manettes de leur « Game Boy » favorite. Bref, comme au nouvel an, aucune bonne résolution ne dure bien longtemps.
Les grands manitous de la psychologie et du coaching réunis ont inventé un nouveau nom pour cela : la procrastination.
Oui, mais voilà ! Procrastiner, ou encore avoir du mal à s’engager dans la réalisation d’un projet, cela finit par faire tourner en rond le ciboulot … En terme plus châtié, procrastiner, cela finit par stresser. En remettant systématiquement à plus tard ce que l’on devrait faire, soit on se maintient sous pression jusqu’à l’échéance de dernière minute (avec plus ou moins de bonheur), soit on s’angoisse jusqu’à se trouver nul et incapable d’entreprendre quoi que ce soit.
Heureusement, Tel Ben-Shahar (1) est venu à notre rescousse, en nous proposant une astuce pour nous mettre à l’ouvrage.
Ce serait un truc pour tromper l’obstination de notre cerveau à nous dissuader de nous atteler aux tâches fastidieuses ou aux changements qui nous rebutent tant. Il suffit de se dire : « Allez, je m’y mets pendant cinq minutes ».
Selon cet expert, ces cinq minutes sont notre seuil d’acceptabilité. Nous considérons que cinq minutes ne représentent pas un véritable engagement. Néanmoins, et c’est là que l’astuce est diabolique, cette mise en mouvement est la clé pour que notre cerveau « oublie » l’ennui ou la pénibilité de ce que nous faisons, et pour qu’il se concentre naturellement sur le souci de terminer ce qui est entrepris, (qu’il s’agisse d’une activité physique ou cérébrale).
La prochaine fois que vous aurez tiré le frein à main sur un projet fastidieux, il ne vous reste plus qu’à vous lancer pour cinq minutes. Et comme on dit par chez moi, « roulez jeunesse ! ».
Pour aller plus loin et découvrir la 5è des 7 notions à intégrer, cliquez ici : « Faire des projets »