L’amour de soi, pilier de la confiance en soi

Pour avoir confiance en soi, on nous dit qu’il faut commencer par s’aimer soi-même. C’est vrai ! Plus qu’un bon début, l’amour de soi est l’un des piliers de la confiance en soi.
« Encore un truc plus facile à dire qu’à faire !», me direz-vous.
Lorsque notre corps nous fait souffrir au point de ne plus pouvoir le supporter ; lorsque l’on perd en concentration et que l’on s’agace à oublier de plus en plus de chose ; quand pour toute sorte de raison, on en vient à s’énerver parce que nous souhaiterions accomplir des choses qu’il nous est désormais pénibles, voire impossible de réaliser… Conserver l’amour de soi devient une véritable prouesse.
Et pourtant, c’est un fait, la confiance en soi en passe bien par-là : s’aimer soi-même. Et ceci ne concerne pas uniquement les personnes atteintes de graves maladies, mais bel et bien tous ceux qui manquent de confiance en eux.
Vous n’êtes pas convaincus ? Encore un truc de coach de foire ? Eh bien, si nous faisions un petit retour en arrière, un retour vers notre enfance …
Vous souvenez-vous de ces phrases que vos parents et vos proches vous répétaient régulièrement, lorsque vous n’étiez pas grands :
« Une cuillère pour papa, une cuillère pour maman » … « Mange ça, si tu m’aimes !» … « Si tu m’aimais, tu travaillerais mieux à l’école » … « Si tu veux que je t’aime, tu devrais être sage » …
À l’âge adulte, l’amour conditionnel a même parfois perduré avec …
« Je t’aimerai vraiment le jour où tu n’oublieras pas de m’offrir un bouquet de fleur pour mon anniversaire »… Je t’aimerais le jour où tu ne regarderas plus les autres femmes” …
Toutes ces phrases qui semblent anodines, suggèrent que pour aimer quelqu’un, ou être aimé, il faut faire quelque chose de particulier, ou se conformer à l’exigence d’une autre personne. C’est un doux poison qui s’incruste durablement au plus profond de notre cerveau pour devenir une sorte de réflexe pavlovien. De ce fait, nous n’arriverons à nous aimer nous-mêmes, qu’en cherchant à remplir une condition :
« Je m’aimerai, le jour où je ne serai plus autant timide »… « Je m’aimerai après avoir maigri »… “Je m’aimerai après avoir réussi” … « Je m’aimerai lorsque je ne souffrirai plus autant »…
Vous savez bien qu’en la matière, l’exigence envers nous-mêmes est sans limite.
Eh bien tout au contraire, il nous appartient de décider que, aujourd’hui, là, maintenant, malgré nos défauts, mais aussi « malgré » nos qualités, et malgré la maladie, nous nous aimons inconditionnellement. Et personne, non personne, n’est plus important que nous-mêmes à nos propres yeux.
Nous devrions même nous regarder tous les jours devant une glace en ayant aucune gêne à nous déclarer notre flamme, tout en proclamant : en amour, je suis ma priorité.
Et ça, croyez-moi, c’est un vrai bon début !
Rien de narcissique là-dedans. Dites-vous bien qu’il s’agît d’une question de survie. Oui, de survie !
Pour aller plus loin et découvrir la 2è des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie, cliquez ici : « Avoir confiance »