Aider, c’est aussi un témoignage d’amour

Je suis la maman de deux magnifiques garçons, deux amours, dont un est né avec des malformations orthopédiques rares, « deux pieds à l’envers ». Agé de 8 ans, et dix opérations plus tard, il est fan de randonnées…nous ne savons pas s’il bénéficiera d’autres interventions à l’avenir.
Accompagner, comme maman, parent ou ami, un être touché par la maladie ou le handicap est une aventure humaine qui vous change pour toujours. Cela rapproche de l’essentiel, nous débarrasse de notre ego et ouvre notre âme.
Dans l’ épreuve, le doute s’immisce insidieusement. La confiance s’effrite la peur apparait. Peur de ne pas pouvoir soulager, de ne pas assez écouter, de faiblir… Lorsque les diagnostics sont divergents, des décisions prises, le traitement engagé : qu’est ce qui compte le plus ? Y croire !
Accepter, la voie de la confiance
S’engager dans une voix pour favoriser la guérison de ceux que nous accompagnons est un choix de vie. Cheminer vers une acceptation de notre impuissance, c’est savoir être là en toute quiétude.
La plénitude de notre présence aux côtés de ceux qui souffrent dépend de notre capacité d’Espérance, d’Amour inconditionnel.
Pour réussir cette acceptation j’ai appris à méditer, prier, identifier les moments simples qui ressourcent, apprécier la beauté en toute chose… le divin.
Observer, écouter, ouvrir son coeur aux autres, c’est toucher l’universalité de notre condition humaine. Se nourrir d’amour pour mieux aimer.
S’armer de courage
Etre découragé fait partie du chemin, une fois de plus un obstacle à franchir, une lutte, le destin se cabre et nous invite à avoir confiance, à agir avec discernement.
Présence et absence. Savoir s’éclipser pour mieux revenir auprès de mon fils souffrant m’a sauvée de l’épuisement. J’ai trouvé le repos lors de courtes retraites spirituelles et lors de moments de méditation… Une façon de se connecter à une source infinie de confiance.
Créer un lien avec les médecins
Après avoir côtoyé de près beaucoup de médecins et de soignants, outre la compétence technique et l’intelligence professionnelle, c’est toujours la qualité de la relation humaine qui prime. Des échanges riches et sincères entraînent la confiance. De la confiance nait l’adhésion au traitement. Le patient, si jeune soit t-il, s’empare de son parcours de guérison tel un capitaine à bord de son navire. Il fera alors le choix de se projeter, de décider.
Donner c’est recevoir
Accompagner est un acte de don de soi. Mais qu’est-ce donner si ce n’est recevoir au centuple ? Chaque victoire est à fêter, chaque épreuve à surmonter est une occasion d’être présent avec constance. Des gestes, des mots, des silences, des sourires, tout est un appel au lien. Les liens sont éternels.
À quand une médecine globale corps – esprit ?
Un mot à propos de la médecine de demain : je crois personnellement qu’elle sera intégrative.
Elle devra s’accorder sur des corrélations de visions. Tous les systèmes de santé ancestraux et modernes devront se comprendre pour unir leurs forces. Définir une nouvelle terminologie, trouver des concordances est le défi du siècle à venir. Cette approche accordera autant de place au corps qu’à l’esprit.
Véronique LG, maman aidante
Lorsque la vie nous place en situation d’aidant, nous nous trouvons confrontés à une nouvelle réalité à laquelle nous ne sommes pas le plus souvent préparés. Grâce aux partages d’expérience que nous avons pu recueillir, notre association a tiré quelques réflexions qui sont comme des points de repère destinés à tous ceux qui sont placés dans ce rôle difficile à tenir : Ne pas se résigner, considérer en toute circonstance le malade comme une personne à part entière, former une équipe, prendre conscience que le couple doit intégrer un nouvel élément, considérer ses propres faiblesses, l’amour c’est bon pour la santé, et accepter que l’on ne peut aider quelqu’un qui ne le souhaite pas…
Si vous souhaitez approfondir ces messages destinés aux aidants et à l’entourage des malades : cliquez ici