Le changement brutal de la vie de l’accompagnant

Après l’annonce du diagnostic d’une grave maladie, dans bien des cas, c’est un véritable tsunami qui déferle sur la vie du malade, de son couple, de toute sa famille, et de tout accompagnant.
Témoignage d’un accompagnant :
« Je ne m’attendais pas à devoir résister à un choc si inattendu, d’une intensité et d’une violence, dont je n’avais pas idée ».
Comment s’en sortir, lorsque l’on est confronté à l’une des choses les plus dures qui soit : la maladie, un lourd handicap, la perte d’autonomie et de dignité de celui ou de celle qu’on aime ou que l’on accompagne au quotidien ?
Comment et que faire, lorsque l’on a une famille à porter à bout de bras, pour gérer le présent et construire l’avenir ?
Malheureusement, il n’existe pas de solution miracle. Mais une chose est certaine, une chose dont il vaut mieux prendre conscience le plus rapidement possible dans ce genre de circonstances : l’accompagnant, tout comme le malade, va voir sa vie changer brutalement. Il va être exposé à des problèmes auxquels il n’est pas préparé, et qui vont l’obliger à se remettre en question. Au-delà de la nécessité d’un sérieux engagement, il va devoir lui-même changer !
Avant de se trouver dans une telle situation, toute personne sensée imagine assez bien les adaptations qu’elle sera dans l’obligation d’opérer, mais son analyse aura tendance à se centrer sur la personne malade, et sur les aspects matériels. Elle ne va pas imaginer tout de suite à quel point sa façon de conduire sa propre vie devra évoluer, et ceci, parfois très profondément.
À chacun son caractère, à chacun sa personnalité, mais les deux qualités fondamentales qu’un accompagnant va devoir développer, sont : une ouverture d’esprit doublée d’un sens critique approprié, et d’autre part, apprendre à se « dépatouiller » seul, pour déployer des moyens permettant de gérer la situation, quelle qu’elle soit.
En fin de compte, la chose primordiale est de toujours douter, et ceci même face aux diagnostics les plus terribles appuyés de statistiques impitoyables. Croire que tout est possible, et ne pas se résigner, voilà certainement l ‘attitude la plus positive que l’on puisse adopter.
Le conseil d’un coach :
« C’est une chose pas évidente à suivre au quotidien, mais l’un des moyens pour permettre à un malade de rester en contact avec le monde qui l’entoure, et avec la vie, est de faire en sorte de ne jamais oublier que celui qui souffre est une personne normale, qu’il faut lui laisser sa dignité, et avoir un regard à sa hauteur sans nourrir une pitié excessive, et sans se substituer à lui en toute situation et en toute chose ».
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