Le stress endommage le cerveau

Le stress constitue à lui seul une ambivalence singulière. Il est à l’origine de la survie de notre espèce, mais le stress est également le pire de nos ennemis.
Lorsque l’espèce humaine apparait sur terre, le monde lui est hostile. Non seulement le petit d’homme ne peut survivre seul à sa naissance, mais l’homme adulte reste particulièrement vulnérable. Nombreuses, par exemple, sont les espèces animales qui se révèlent être de dangereux prédateurs. Et pourtant, aujourd’hui, les humains forment l’espèce dominante de la planète.
Le stress comme mécanisme de défense fondamental à disposition de l’humanité
C’est une réaction en chaîne dont le cerveau est le chef d’orchestre. Dès que celui-ci comprend que nous sommes en danger, il envoie un influx nerveux le long de la moelle épinière jusqu’aux glandes surrénales pour leur demander de libérer de l’adrénaline. Cette hormone une fois libérée, la pression cardiaque et artérielle augmente. La respiration s’accélère. Un sang enrichi d’oxygène est envoyé dans les muscles et le cerveau. Enfin, le foie augmente le taux de glycémie pour nous préparer à l’action. L’informateur est le thalamus. le donneur d’ordre à l’hypophyse est l’hypothalamus. Elle lâche une autre hormone qui à son tour libère l’hormone du stress dans les glandes surrénales : le cortisol. Celui-ci maintien un taux de glycémie et une pression artérielle élevés pour nous permettre la plus vive réactivité et échapper au danger.
À cet instant, plus aucune autre priorité n’existe. Les autres fonctions vitales du corps sont mises en pause. La digestion, et le système immunitaire lui-même, sont délibérément mis entre parenthèse. Ce niveau de stress sera maintenu au maximum, tant que le cerveau n’aura pas estimé que le danger ait disparu.
Ce type de stress “utile”, ou stress positif, nous le retrouvons dans bien d’autres situations de la vie moderne. C’est celui qui, par exemple, nous permet de mieux nous concentrer et plus rapidement pour une tâche spécifique : passer un examen, réaliser un mouvement de haute précision, …
Mais alors pourquoi le stress endommage t-il notre cerveau ?
Autrefois, la majorité des dangers que nous avions à affronter étaient liés à un risque de vie ou de mort. Aujourd’hui, les stress de la vie moderne sont bien plus complexes. Par ailleurs, tout va de plus en plus vite. Les tâches deviennent de plus en plus complexes, dans un monde qui va de plus en plus vite. Pour la plupart, nous vivons sous une constante pression que nous maitrisons de plus en plus difficilement. C’est ainsi que nous avons à supporter des stress dits négatifs, et parfois continus.
Une réponse au stress, élevée et de longue durée, représente des risques pour la santé reconnus en constante augmentation par la communauté scientifiques. Ce sont principalement, les risques d’infarctus ou d’Accidents vasculaires cérébraux (AVC). En cause, une pression artérielle, un taux de lipide, un taux de glycémie, tous trop élevés, conjugués à un blocage trop long des défenses immunitaires.
Ainsi, les dernières études des neuro-scientifiques montrent que les personnes sujettes à de longues périodes de stress présentent une atrophie de l’hippocampe. L’hippocampe est l’endroit du cerveau le plus important pour la mémoire, la navigation spatiale et l’inhibition du comportement. Trois domaines particulièrement touchés, par exemple, chez les personnes atteintes de la Maladie de Parkinson… Tiens, tiens, …
C’est l’hormone du stress (le cortisol) produite en trop grande quantité qui est la grande responsable de la détérioration et de la mort des neurones de l’hippocampe …
À quoi cela me sert de savoir tout ça ?!
À rien ! À moins d’être un champion de la décontraction et du calme, un amoureux de l’instant présent, un yogi certifié, … Parce que se dégager d’un stress négatif, c’est bien plus facile à professer qu’à appliquer à soi-même au moment opportun. Mais bon ! J’y travaille … Et vous ?
Pour aller plus loin et découvrir la 6è des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie, cliquez ici : « être optimiste et positif »