Psychisme, cerveau, corps : même combat ! (2/2)

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, le psychisme, le cerveau, et le corps (les organes) sont synchronisés, et en constante relation.
Ainsi, pour qu’une guérison soit totale et pérenne, il apparaît nécessaire d’intervenir sur le corps mais aussi d’opérer les changements comportementaux visant à rétablir notre équilibre vital.
Changer, certes ! Mais changer quoi ?
Notre cerveau, nos organes, la moindre de nos petites cellules, enregistrent tout. Absolument tout !
Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler que nous sommes constitués principalement d’eau (à plus de 70%). Et comme nous le savons tous, pour l’avoir expérimenté sur les bancs de l’école ou en rinçant parfois difficilement de l’eau savonneuse, l’eau a une mémoire. Ainsi nous gardons en nous des traces de l’ensemble de nos traumatismes, physiologiques et psychologiques.
De plus, pour lutter contre chacun de ces traumatismes, notre cerveau élabore et stocke des programmes de protection et de réaction qu’il « perfectionne » constamment. À chaque fois qu’il identifiera une ressemblance avec un traumatisme passé, il fera appel au programme l’ayant déjà résolu.
Mais parfois, il se trompe, ou n’arrive pas à absorber ces traumatismes, laissant des symptômes s’installer et s’aggraver. Parfois même, sur le plan psychologique, il engage des actions visant à renforcer de fausses croyances qui, au lieu de nourrir nos valeurs profondes, ne font que renforcer un traumatisme (une peur). Et au fil du temps et des stress non résolus, la complexité des programmes engagés rend la chaîne d’interprétation particulièrement complexe.
Pour expliquer simplement ce phénomène, la meilleure image est celle de l’application informatique qui « plante » : lorsqu’un bug apparait, le réflexe de l’utilisateur néophyte est d’utiliser la fonction « forcer à quitter », ou plus brutalement encore, d’éteindre et de rallumer l’ordinateur.
Dans bien des cas le tour de passe-passe réussit à court terme, mais ceci ne garantit en rien la disparition du problème, qui peut être stocké au plus profond de la mémoire de l’ordinateur et réapparaître plus tard.
Les graves maladies déclenchées suite à un déséquilibre vital « psychisme, cerveau, corps », ne sont pas le fruit du hasard ou de la fatalité.
Je suis par conséquent intimement convaincu qu’il nous appartient de les accepter, et de ne pas nous contenter d’interventions extérieures. Les plus grands médecins ou les médicaments les plus performants sont des aides, certes puissantes, mais qui ne constituent qu’une partie du cocktail thérapeutique global. Une écoute des symptômes que nous développons, une remise en cause de nos comportements, de notre mode de vie, de nos croyances limitantes, ainsi que le traitement de nos émotions non « digérées », devraient être autant d’éléments à prendre en compte dans une démarche globale de guérison.
Pour aller plus loin et découvrir la 3è des 7 notions à intégrer, cliquez ici : « Ni un combat aveugle, ni une fatalité. Écoutez les symptômes »