La résilience, mais qu’est-ce donc ?

Qu’il s’agisse d’un traumatisme violent ou de la survenance d’une grave maladie, certaines personnes ont une capacité hallucinante (résilience) à se relever, faisant ainsi déjouer les pronostics les plus sombres.
Boris Cyrulnik (neurologue, psychiatre et psychanalyste) a tenté de trouver comment ces personnes parvenaient à se reconstruire sans tomber dans la dépression ou sans abandonner toute forme de résistance. Ses recherches ont abouti à l’émergence du concept de résilience. En voici les principaux points à retenir :
« La résilience, c’est la capacité que montre un être humain à surmonter les épreuves, non par l’oubli ou le déni, mais par le combat, en intégrant cette partie blessée ou endeuillée de soi ».
La résilience consisterait donc à prendre acte de ce traumatisme violent, et d’apprendre à l’intégrer, à vivre avec, et de s’en servir pour rebondir.
Changer de perspective et sortir des sentiers battus, voilà donc quelle serait la clé ! Plutôt que de faire comme si l’événement n’existait pas, ou adopter une attitude passive, la résilience c’est chercher à sortir grandi de cette épreuve. Les personnes résilientes ont chacune une façon de puiser en elles afin de trouver le ressort qui leur correspond le mieux. Souvent, elles vont se mobiliser pour atteindre un objectif leur tenant particulièrement à cœur, parfois ce sont des projets créatifs qui les transporteront. Toutes refusent la pitié de l’entourage et le statut de victime. Toutes n’auront aucun gout à se complaire dans la tristesse.
Bien évidemment, l’entourage et la culture de la personne tiennent des rôles importants dans le processus de résilience, mais pas que. Certaines personnes auraient des prédispositions à la résilience.
En effet, selon les individus, le cerveau ne produirait pas la même dose de dopamine, de sérotonine, et donc de substances euphorisantes.
Ainsi, certains enfants à la naissance seraient plus « actifs » et psychiquement plus solides que d’autres. Les conditions prénatales, le caractère, le climat familial, le réseau de relations extérieures, sont autant de paramètres pesant sur l’aptitude à la résilience.
Mais bonne nouvelle ! Si certains seraient donc mieux armés pour affronter les difficultés de l’existence que d’autres, selon Boris Cyrulnik, on peut tout à fait apprendre la résilience.
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la résilience, Boris Cyrulnik a écrit plusieurs livres sur le sujet. Voici le titre du dernier en date : “un merveilleux malheur” aux éditions Odile Jacob.
Et pour aller plus loin et découvrir la 1ère des 7 notions à intégrer lorsque l’on est atteint d’une grave maladie, cliquez ici : « C’est toi qui guéris »