Toutes nos émotions s’impriment dans notre corps

Selon le psychiatre Boris Cyrulnik, « Toutes nos émotions s’inscrivent dans notre corps ».
Les maladies et les douleurs influent sur notre humeur ; elles génèrent des émotions négatives : la peur, l’inquiétude, le ressentiment, l’agressivité, …
De la même façon, l’inverse se vérifie. Les émotions négatives, et particulièrement celles que nous n’arrivons pas à exprimer, nous rendent malades.
Ainsi, maladies et émotions sont intimement liées, et de nombreuses études ont démontré des correspondances très précises. En voici quelques-unes :
• Maladies digestives : syndrome du côlon ou de l’intestin irritable, lié à la colère et l’agressivité.
• Maladies cardiovasculaires : euphorie, hystérie, excitation, hypersensibilité et nervosité.
• Maladies respiratoires : en dépression, face à la surprise, la respiration se coupe, l’émotion s’éteint, et l’angoisse se fait étouffante.
• Maladies endocriniennes : déséquilibres émotionnels tels que l’anxiété, le doute, le scepticisme et la jalousie.
• Maladies génito-urinaires : peur, manque d’estime de soi, timidité et désespoir.
• Maladies dermatologiques ou cutanées : difficultés pour communiquer, ou excès d’autorité et de domination sur les autres.
• …
Il semblerait donc que toutes les émotions que nous refoulons à l’intérieur de nous-même parce que nous ne pouvons pas ou ne voulons pas les verbaliser, peuvent se cristalliser dans différentes parties du corps ou se manifester à travers tel ou tel symptôme : ce que l’esprit cherche à oublier, le corps le crie !
C’est en tout cas ce que Jacques Martel tente de nous faire comprendre dans son livre, “Le grand dictionnaire des malaises et des maladies”.
Si les douleurs du corps sont liées à une douleur émotionnelle et/ou spirituelle non résolue, encore faut-il réussir à lever durablement les blocages qui vont de pair. Ceux-ci sont érigés par notre inconscient dans une sorte de stratégie de défense contre la souffrance. Et l’on voit bien que cette stratégie de l’oubli peut s’avérer particulièrement inefficace lorsque l’émotion, (ou les émotions), enfouit au plus profond de son être, produit un stress trop violent à supporter.
Voilà pourquoi comprendre ou décoder les symptômes représente un bon début, mais voilà aussi pourquoi c’est loin de suffire pour se relever d’un grave problème de santé.
Pour aller plus loin et découvrir la 3è des 7 notions à intégrer, cliquez ici : « Ni un combat aveugle, ni une fatalité. Écoutez les symptômes »
Très intéressant et bien senti, comme d’hab.
Dans un même ordre d’idées, quelqu’un m’a dit un jour “Ce que nous n’exprimons pas, nous… l’imprimons” 🙂