Journée mondiale contre la douleur

Aujourd’hui 16 octobre, c’est la journée mondiale contre la douleur.
L’Organisation mondiale de la Santé (l’OMS) estime que le traitement de la douleur et les soins palliatifs font partie intégrante du droit à jouir d’une bonne santé. Or, pour le Pr. Harald Breivik, président de l’EFIC, “la douleur chronique est l’un des problèmes les plus sous-estimés par les services de santé dans le monde aujourd’hui” alors qu’elle devrait être considérée comme “une maladie en tant que telle”.
Une terrible réalité :
Une personne sur cinq souffre de douleurs chroniques modérées à fortes, et la douleur rend une personne sur trois incapable ou difficilement capable de mener une vie indépendante. En outre, une personne sur quatre rapporte que la douleur perturbe ou détruit ses relations avec sa famille et ses amis.
“C’est en majorité dans les pays à revenu faible ou moyen, où les maladies chroniques comme le cancer et le Sida gagnent du terrain, que les malades sont privés de traitement antidouleur”, explique le Dr Catherine Le Galès-Camus, chargée à l’OMS du groupe Maladies non transmissibles et santé mentale. «
Les analgésiques ne sont pas partout disponibles, en particulier dans les pays en développement à cause d’une méconnaissance de leur usage médical, de restrictions réglementaires et de leur prix.
Cependant, il n’y a pas que des analgésiques coûteux qui permettent de faire disparaître, ou tout du moins, atténuer les douleurs chroniques : l’hypnose et l’autohypnose, le froid, l’acuponcture, et bien d’autres techniques thérapeutiques ou traitements naturels, sinon méconnus, systématiquement décriés par des lobbyistes puissants, alors que la mobilisation devrait être concertée et globale.
“Le soulagement de la douleur devrait être un droit de tout être humain, qu’il soit atteint d’un cancer, d’une infection à VIH/SIDA ou de n’importe quelle autre maladie douloureuse”, affirme Sir Michael Bond, président de l’IASP (The International Association for the Study of Pain).