La confiance en soi illustrée par un billet de 20 €

Un conférencier, lorsqu’il abordait le thème de la confiance en soi, avait l’habitude de commencer son séminaire ainsi :
Tenant bien haut un billet de 20€, il demandait à l’assistance :
– Qui aimerait avoir ce billet ?
Immanquablement, passé l’effet de surprise, de nombreuses mains se levaient ce qui lui permettait de poursuivre.
– Je vais donner ce billet de 20€ à l’un d’entre vous, mais avant, laissez-moi d’abord faire quelque chose avec…
Après avoir chiffonner le billet et l’avoir compressé de toute part, il finissait par demander une nouvelle fois …
– Voulez-vous toujours de ce billet ?
Ce comportement, loin d’entamer la détermination de son public, faisait que les mains continuaient à se lever.
– Bon, d’accord ! admettait-il. Mais que se passera-t-il si je fais cela ?
Jetant le billet froissé par terre, il sautait à pieds joints dessus, l’écrasant rageusement et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite, il demandait …
– Qui veut encore de ce billet ?
Évidemment, les mains se levaient toujours.
Se servant de cette démonstration apparaissant comme bien peu concluante aux yeux de bon nombre des personnes de l’assistance, il enchainait ainsi :
– Mes amis, vous venez d’assister à une illustration sans équivoque de ce que représente la valeur de toute personne…
Peu importe ce que j’ai fait avec ce billet, vous le voulez toujours car sa valeur n’a pas changé. Quel que soit le traitement que je lui ai fait subir, il vaut toujours 20€.
C’est la même chose pour chacun d’entre vous :
Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, souillés par des gens, par votre environnement, ou par les événements de la vie. Vous aurez alors l’impression que vous ne valez plus rien. Mais en réalité, votre valeur n’aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !
==> La valeur intrinsèque d’une personne demeure toujours intacte. Elle ne varie pas selon ce que l’on fait d’elle, et vous pourrez toujours recommencer pour atteindre vos objectifs.
Pour aller plus loin et découvrir la 2è des 7 notions à intégrer, cliquez ici : « Avoir confiance »
Et vous parlez de guérison… avec intérêts.
Sachant que l’argent (à 80% une création ex nihilo au moment de dettes sujettes à intérêts par des banques commerciales privées) est une valeur symbolique placée à la mesure de toute chose, au lieu de garder mesure en toute chose, pour laquelle le vivant est largement sacrifié, inversant les valeurs humaines de telle sorte qu’il vaut mieux guérir que prévenir, comment pouvez vous comparer la valeur d’une personne à celle d’un billet de banque ?
Sans doute que pour vous, il vaut mieux guérir que prévenir, à l’inverse du bon sens.
Les athées qui font des sacrifices pour et par l’argent ne sont pas si athées qu’ils veulent le croire, mais cette religion est des plus malsaine.
merveilleux parallèle…quelle imagination fertile !
Merci pour votre commentaire.
Je ne fais pas une comparaison, mais je tente une illustration pour tous ceux qui, comme moi, n’ont pas la chance de manier la langue et le verbe comme vous le faites si bien.
Il est fort dommage que vous portiez un jugement aussi rapide que tranchant sur moi. Je l’accueille et je le respecte néanmoins.
Je vous l’accorde, Jésus, Mahomet, Bouddha, Gandhi, Mandela, et tant d’autres, avaient bien plus de talent que moi dans ce difficile exercice.
Je partage sur le fond la pensée que vous exprimez dans le dernier paragraphe. Une précision tout de même : Athée, je ne le suis point. Vous auriez pu le découvrir en parcourant, même distraitement, le chapitre “Nous ne sommes pas seuls”.
Bien cordialement
Bonjour Cyril
A vous lire, je crois bien que vous n’avez pas aimé ce billet (sans jeu de mots). Et vous voilà parti dans un exposé …disons, un peu vindicatif. Je respecte votre point de vue, même s’il me semble à coté du sujet de fond : garder confiance en soi.
Je crois deviner chez vous une certaine spiritualité, donc par conséquence une bienveillance de fond. Vous comprendrez que je suis touché par votre véhémence.
Vous savez que nous, patients et accompagnants, cherchons l’appaisement avec ce blog Mission Guérison et ces mille ‘petits trucs’ qui nous permettent de garder espoir. Aussi, j’aime particulièrement l’humour distancié de Pascal et tous les commentaires et partages d’experiences positifs : ils me font du bien !
Si vous en avez convenance, pourriez vous poster un commentaire sur un autre sujet : votre apaisement me remplirait de joie et effacerait ce petit soucis qui s’est installé dans ma tête à la lecture de votre commentaire. Je vous en remercie déjà.
Puis-je, enfin, vous recommander l’article “la confiance selon Alexandre Jollien” et cette citation qui est placée en incipit :
“Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du coeur, tout un art est requis. C’est celui-ci que j’ai librement esquissé ici. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment gouter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ? …”
Merci d’avoir publié mon commentaire, je ne m’y attendais pas présumant de votre attachement à la monnaie. Cependant pour reprendre votre comparaison entre l’estime de soi et un billet de banque, croyez-vous qu’au lieu de le chiffonner le brûler aurait eu le même effet, montrant que la cendre demeure ? Ce que je veux dire, c’est que le mépris qui accompagne presque systématiquement l’argent brûle, consume, détruit ce monde dont une loi naturelle est de ne donner ni prendre de monnaie d’échange, et que le fait de le brûler en public aurait été un puissant acte de guérison symbolique d’une portée bien plus vaste et profonde, ne pensez-vous pas ?
Bonjour Cyril et bonjour à tous les fidèles de Mission Guérison,
Je rejoins Pascal et Alain-Marc et n’enfoncerai pas plus le clou.
Ce “billet” est à prendre au second degré et je trouve l’image intéressante, sans avoir besoin de s’attacher à la valeur première du billet … de banque, mais bien celle de l’être humain.
Dans nos vies, il nous arrive tous d’être réellement “froissés, rejetés, souillés par des gens …”. Peu importe ! J’ai l’habitude de dire qu’il faut s’entourer des personnes qui nous aiment et que nous aimons, qui connaissent notre vraie valeur !
Alors merci Pascal et merci Mission Guérison pour cette petite lumière qui nous guide et qui nous aide jour après jour, car nous en avons tous besoin : un soutien, une image, une parole, une présence, un sourire, … les vraies valeurs.
Vive la vie !
Sachez monsieur que les actions entreprises par l’association “Mission Guérison” le sont toutes par des bénévoles. Sachez également que tout ce que nous publions sur ce site est gratuit, et que, membre ou pas de cette association, quiconque peut disposer intégralement de ce que nous tentons de diffuser au plus grand nombre. Alors, quant à l’attachement à la monnaie …
Ceci dit, peut-être que de brûler ce billet aurait eu une puissance salvatrice supplémentaire… Néanmoins, l’utilité et la puissance d’une illustration réside dans sa capacité de lecture et de compréhension au 1er degré. Et je crois que bien peu de personnes auraient saisi la subtilité que vous suggérez.
Et puis, ne faut-il pas s’appeler Serge Gainsbourg pour se permettre de commettre un tel délit, (brûler en public un billet) sans encourir les foudres de la puissance publique ? 😉
Ce n’est pas une subtilité que je suggère, mais un acte “sacrilège” que je commets en connaissance de cause lorsque je brûle un billet de banque en public. Ainsi je donne du grain à moudre, c’est à dire des sensations gravées dans la mémoire et donc, matière à réfléchir. Si vous aviez pris l’image d’une personne, son portrait photographique ou dessiné, ou même un bout de papier avec son nom inscrit dessus, cela aurait-il eu le même effet qu’avec un billet de banque qui n’a de valeur que par convention collective ?
Nous sommes attachés à l’image que nous donnons de nous-même aux autres, par narcissisme, et la vergogne est plutôt vertueuse. Cette image (ou symbole) on peut la froisser avec mépris sans pour autant froisser l’être que reflète cette image, à la condition de savoir que le mépris appartient aux orgueilleux et je l’avoue, je ne me suis pas entièrement dépouillé de cet orgueil. Cependant j’accepte de prendre le mauvais rôle aux yeux des personnes que je provoque car j’ai conscience de l’intention dans laquelle je le fais et je crois savoir que les moyens que j’utilise sont efficaces.