Aidants, mais qui êtes-vous ?

Aidants, aidantes, accompagnants ou accompagnantes : «personnes qui viennent en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne».
Parmi eux, 58 % sont des femmes et 51 % sont des actifs. Que nous soyons enfants, parents, grands-parents, conjoints, amis, voisins, nous sommes tous concernés. La seule question qui se pose à nous, tient en un seul mot : “Quand ?” le serons-nous vraiment.
Il existe en France 11 millions d’aidants familiaux qui accompagnent un proche. Ce chiffre est proprement hallucinant. Il signifie que, au moins un Français sur six soutient au quotidien un parent, un enfant ou un proche en situation de dépendance.
C’est une situation que dans la plus grande majorité des cas on ne choisit pas. Et cela peut s’avérer être un piège inextricable.
Sur le plan affectif tout d’abord. L’une des plus grandes souffrances est certainement la perte de la relation première. Quel que soit le lien initial, il peut se trouver brisé quand l’aidant se transforme en aide médical. Le malade n’est plus un compagnon, un père ou une mère. Sa condition est tout simplement réduite à celle de malade. Et l’inverse est malheureusement tout aussi vrai !
Mais aider un proche, c’est faire de lui une priorité au risque de s’oublier soi-même. Au-delà des soucis affectifs, l’équilibre familial s’en voit bouleversé. Sur le plan personnel comme professionnel, de nouveaux modes de vie doivent être réinventés. Sans compter que l’aidant rencontre souvent des difficultés de concentration, d’efficacité, … bref, de santé.
Et puis, il faut bien évoquer l’aspect trivial de la contribution des aidants.
Les aidants qui accompagnent leurs proches dépendants permettraient à la société d’économiser pas moins de 11 milliards d’euros par an.
Alors, et notamment sous la pression de “l’Association française des aidants”, les pouvoirs publics semblent travailler activement à leur conférer un statut. Sur le papier et dans les belles déclarations, les choses semblent simples : «Les proches doivent garder leur place d’aidant et non se transformer en professionnels». “Ils doivent être reconnus comme de véritables partenaires des professionnels”. Sur le terrain, cela s’avère à la fois plus compliqué, et long à mettre en oeuvre !
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==> Coordonnées de l’Association française des aidants : https://www.aidants.fr