A nous la Liberté !

« A nous la liberté » ! voilà un beau programme auquel nous adhérons tous. Mais comment vivre libre quand on est atteint par une pathologie lourde ? Comment restaurer notre liberté face à la maladie ?
Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard, sont trois compères que nous aimons bien chez Mission Guérison. Ils ont rédigé ensemble un nouveau livre « A nous la liberté ». Ils le présentaient dans l’émission « la grande librairie », il y a quelques semaines (1). Ils y ont, en particulier, développé quelques idées fondamentales pour les malades.
Comment affronter la maladie en se débarrassant de tout ce qui fait obstacle à la joie. Comment vivre libre face à l’adversité ?
Restaurer notre liberté face à la maladie
A la question « comment restaurer notre liberté » ? Christophe André répond : “en allant explorer dans toutes les directions” ! Certains malades s’enferment dans leur maladie, dans leur statut de malade. Ils restent sur les rails de la maladie. Cette attitude peut ravager leur santé physique et mentale
Par opposition, les patients « libres » vont chercher dans toutes les directions, avec un mélange d’espoir et de lucidité. Ils ne vont pas se remettre totalement entre les bras de telle ou telle croyance. Ils vont se dire : il y a des tas de choses dans mon cerveau qui m’échappent, il y a des tas de choses dans mon corps qui m’échappent alors je vais aller me promener !
Le ménage dans les méninges
On a affaire à notre cerveau du matin au soir. C’est notre meilleur ami comme notre pire ennemi. Et bien souvent nous somme esclaves de nos ruminations , de nos espoirs et de nos craintes, de nos automatismes mentaux. Alexandre Jollien, qui par expérience personnelle, s’y connait en la matière, nous le dit. Il y a une manière de se libérer de ce joug en comprenant mieux comment fonctionne notre esprit
Arrêter le pilotage automatique pour oser des actes libres. Se libérer du brouillard intérieur pour être plus actif et solidaire . Se libérer de ses dépendances . De quoi ai-je vraiment besoin ? Quel est mon besoin fondamental. Ne pas rester collé sur le problème de sa pathologie : élargir la focale. On ne peut gagner sa liberté qu’en restaurant le lien avec ceux qui nous entoure. Et ainsi, on arrête de ruminer ! et on installe l’altruisme qui est indissociable de la liberté
Mettre un espace entre la peur et nous
La rumination d’un passé, ou d’un présent difficile, est délétère. Être constamment tiraillé entre l’espoir et la crainte empêche de se libérer. Mettre un espace entre la peur et nous, regarder son anxiété de l’extérieur. Ainsi, peu à peu, elle perd de sa texture et de sa force. Elle s’étiole petit à petit, elle devient virtuelle.
On n’a pas supprimé la peur, on ne l’a pas ignorée, on l’a laissé se dissoudre comme un feu que l’on cesse d’alimenter.
Le tour du Monde du non-voyant
Matthieu Ricard donne l’exemple d’un ami aveugle qui parle de « voir sans la vue ». Il fait le tour du Monde, pour visiter les plage en particulier. Cet ami dit que « les plages du Brésil cela n’a rien à voir avec celle de Mexique , ce n’est pas le même air, tout est différent ». Il est disponible, il s’émerveille. Il peut se dire : « je suis en train de faire ou de vivre ce dont j’ai envie, je suis libéré » !
Voilà de quoi nous rendre optimiste
***
Les maladies qui interviennent au cours d’une vie ne sont pas uniquement des fatalités. Certes, des facteurs extérieurs peuvent participer à leur déclenchement. Mais nous devons admettre aussi que nous portons une part de responsabilité. Nous pouvons donc, ou plus exactement nous devons être “acteurs” de notre guérison, c’est notre mission ! Voilà l’esprit des 7 notions que nous diffusons à l’attention des personnes atteintes au cours de leur vie d’une grave maladie.
Pour approfondir la 6 ème de ces notions à travers des explications théoriques, mais aussi grâce à des témoignages, cliquez ici : « être optimiste et positif »
(1) Pour la vidéo de l’émission, c’est ici