Le malade reste une personne à part entière

Il (ou elle) n’a pas décidé de tomber malade. Le malade vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, et bien souvent, il brandit la sienne dans tous les sens sans savoir contre quoi, ou contre qui, la diriger.
Cependant, quel que soit son comportement, il reste une personne à part entière, capable de prendre des décisions, d’avoir des rêves et des projets à court, moyen, et long terme.
Il est primordial de lui laisser, ou de lui restituer, sa capacité à décider. Bien que malade, et bien sûr s’il est conscient, son avenir lui appartient, ou tout du moins le concerne totalement.
Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, faire des choix à sa place ne permet pas de l’épargner ni de le soulager. Qu’il s’en rende compte ou pas, le malade risque de s’infantiliser et de se déresponsabiliser.
La maladie (et/ou le handicap grave) induit une série de deuils successifs pour celui qui en souffre : perte de son intégrité physique, perte éventuelle de son travail, altération de sa fonction et de son statut au sein de la famille, diminution de son autonomie, regard des autres sur lui, regard sur lui-même, … C’est une blessure narcissique très éprouvante à vivre. Elle peut être si profonde qu’elle pourrait l’inciter à baisser définitivement les bras.
On a trop souvent le réflexe de parler différemment que par le passé à un malade : discours infantilisant, utilisation d’un vocabulaire pauvre, voix plus forte ou trop basse. Toutes ces formes d’expression renvoient une image dégradée. Ces changements de comportement énervent souvent le malade et, pire encore, ils peuvent le déprimer ou/et le décourager.
Le conseil d’un coach :
« C’est une chose pas évidente à suivre au quotidien, mais l’un des moyens pour permettre à un malade de rester en contact avec le monde qui l’entoure, et avec la vie, est de faire en sorte de ne jamais oublier que celui qui souffre est une personne normale, qu’il faut lui laisser sa dignité, et avoir un regard à sa hauteur sans nourrir une pitié excessive, et sans se substituer à lui en toute situation et en toute chose ».
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